Grille tarifaire 2009, 2010, 2011 et 2012 pour les graphistes, infographistes et webdesigners freelance recherchant un ordre de prix pour un site web, flyer, brochure, catalogue, logo, carte de visite, affiche ou autre prestation graphique
TOUS LES TARIFS ACTUALISÉS SONT RÉCAPITULÉS DANS CE BILLET !!
Vous voulez savoir combien facturer une affiche, une annonce presse, une brochure institutionnelle, une brochure, une campagne de publicité, un carton d’invitation, un catalogue, la création d’une maquette pour une petite revue, un magazine, un dépliant, une pochette de disque pour un petit label, une pochette de disque pour une major, un flyer, une jaquette de DVD, un packaging, une plaquette d’entreprise, la mise en page d’une brochure ou d’un magazine ?
Vous avez toujours rêvé de savoir combien vaut la direction artistique d’un livre, une image corporate multi-support, une image de marque, une page de livre, un logo de petite entreprise ou de multinationale, une charte graphique, la déclinaison d’un logo, la communication d’un petit festival (flyer, affiche, programme), un programme de 12 pages pour une association, un rapport annuel, ou un visuel pour une agence de pub ?
Vous ne pouvez vivre plus longtemps sans connaitre le juste prix d’une création photo originale pour un poster, une charte graphique web, un site web pour un ami, pour une PME, pour une moyenne ou une grosse entreprise, une animation d’intro (ça existe encore ça ??) pour un site, un CD-ROM, DVD-ROM ou un habillage, une couverture de roman, une illustration, une anim flash, des pages ou une couv de magazine, un mailing pub, des pictos ou une image pour une campagne institutionnelle ?
Vous vous demandez quel est le prix d’un raton laveur ?
TOUTES LES RÉPONSES À CES QUESTIONS SONT DANS LA SUITE !!!
Voici la grille de tarif à jour pour toutes ces prestations:
(Tarif jour × Nombre de jours) + cession de droits = Tarif de la prestation.
Et la magie, c’est que ça s’applique à tout. 
Bon, maintenant que j’ai bien rameuté tout le monde avec cette débauche de mots-clefs, on va pouvoir parler sérieusement.
Bien souvent, la question des tarifs à pratiquer pour telle ou telle prestation se pose quand une proposition de boulot tombe sur le débutant freelance en quête de mission. Et là, c’est la panique… le voilà bien embêté de devoir fournir un prix ou un “ordre de prix” à son client potentiel.
Sacrebleu se dit il, me voilà bien démuni !! Il était question de faire une brochure, il doit bien exister quelque part une fourchette de prix pour une brochure, et je pourrais alors prestement en faire part à mon client !! Mais cette fameuse fourchette est un mythe, et il suffit de regarder un peu autour de soi pour s’en apercevoir.
Quel est le prix d’une maison, d’une voiture, d’une fenêtre, d’un séjour au ski ou d’un massage de pieds ? Quelqu’un aurait une grille tarifaire ?
Hé oui, voilà, pas la peine d’aller chercher des exemples bien loin !! En fait, il y en a partout autour de nous, et, le mur étant tombé en 89, il est assez rare de trouver des produits dont les tarifs sont indexés sur des grilles et soigneusement définis par des membres éminents du parti.
Aujourd’hui, les prix sont libres, et bien malin celui qui pourra vous sortir une grille de prix à jour et cohérente.
Fût un temps, vers 2003-2006 (
), on trouvait des grilles de tarifs à travers le web, pour chaque type de presta. Je crois que c’était édité par un magazine et on en retrouvait jusque sur kob-one. Le problème, c’est que ces grilles racontaient n’importe quoi, soit des prix ridicules soit des prix exorbitants, et surtout sans indiquer un quelconque périmètre ni méthodologie pour sortir ces chiffres. Bref, si ça pouvait quelques fois être utile aux free expérimentés, ça ne faisait que semer la confusion pour un débutant, qui faisait sa salade interne là dessus jusqu’à ce que ça ne veuille plus rien dire.
Comme tout professionnel, seul un devis détaillé vous permettra de fixer le prix d’une prestation
Car nous faisons du sur-mesure, qui plus est dans la prestation de service, et non de la vente au détail. Chaque client à des besoins et des objectifs différents. Demandez donc à un électricien quel est le prix pour “refaire l’électricité chez vous” ou à un cuisiniste “quel sera le prix de votre cuisine”. Il ne pourra en aucun cas vous répondre dans l’instant, il viendra chez vous, prendra des mesures, évaluera le travail à faire, le nombre de ressources nécessaires, le coût du matériel et la marge qu’il veut dégager de l’opération. puis il vous rappellera 2 jours après avec un devis détaillé que vous pourrez comparer avec celui ses concurrents.
Tout comme nous, l’électricien n’ pas de grille de tarif pour la pose d’un compteur, pas plus que le cuisiniste pour l’installation d’une hotte aspirante
La seule différence, c’est que l’électricien ou le cuisiniste se met rarement à son compte en sortant de l’école sans connaître les tarifs ou les usages de la profession, alors que le graphiste, oui. 
Les 3 piliers du tarif d’une prestation
Nous avons donc vu qu’il n’y pas de salut du coté des grilles pour ce qui est des tarifs, et que les grilles ça sert surtout à faire des mots-croisés ou des barbecues, et que la seule manière valable de fixer ses prix, c’était de faire un devis. Mais comment ?
L’évaluation du projet et du temps de travail
Il n’y a pas de secret, comme tout bon professionnel vous devez être capable d’évaluer combien de temps prendra telle ou telle presta selon les critères et contraintes qui vous sont données. Cette capacité s’acquiert avec l’expérience et il n’y a pas de formule magique, c’est pour ça qu’il est conseillé de ne pas s’installer en free au sortir de l’école, car on sera forcement à la ramasse sur ce genre d’évaluation.
Attention bien sûr à TOUT prendre en compte, sans vous surestimer, et en pensant bien qu’en face vous avez un client humain (et parfois chiant) qui voudra changer 15 fois de typos, vous sortira des nouveaux textes de derrière les fagots ou voudra un jaune plus jaune. Quelques retours c’est normal, mais pour calmer ses ardeurs n’oubliez pas de bien les circonscrire dans votre devis, et de facturer les retours qui dépassent, sinon ça va vite devenir la fête du slip.
le “travail au forfait”
Attention également au piège bien connu de “nous on a toujours travaillé au forfait” sorti par le client dans une tentative d’enfumage massive. NON, ils n’ont jamais de leur vie “toujours travaillé au forfait” et le client lui même ne vend pas ses prestas au forfait. C’est juste une combine bien connue et qui marche pas mal sur les débutants pour pouvoir des modifs à l’infini et dire que le projet est terminé “quand ils sont satisfait”.
Que ce soit clair, bosser comme ça ça n’est pas possible, et si on vous le demande en arguant en plus que “tout le monde travaille comme ça”, fuyez. Le client sait très bien qu’un devis détaillé serait dans son intérêt, si il vous demande “quel est votre forfait pour un site web” c’est qu’il sait très bien qu’il va vous sortir des fonctionnalités au dernier moment et faire des modifs à n’en plus finir.
Normalement, vous devriez sortir une évaluation de type “2 propositions de logo, bon ça ça me prends environ 2 jours, puis la décli sur 3 cartes de visites j’en ai pour disons 1 jour, et il y’aura forcement des retours clients et des rendez-vous téléphoniques, comptons une demie journée en plus”
Donc mettons pour une petite presta de logo + décli carte de visite vous en aurez pour 3 jours et demi.
TIP : une journée c’est 8h hein, et on ne travaille pas les week ends, sinon c’est du surcoût.
Le tarif jour, clef de voute du tarif de la prestation
Bravo, vous avez évalué le temps de travail, mais quel est votre tarif jour ? Normalement, avant de vous installer, vous avez bien sûr fait une petite étude de rentabilité ou interrogé des gens du métier qui vous ont permis de le définir. Non ? Vous croyiez trouver une grille tarifaire tout faite quand le moment se présenterai c’est ça ? 
Donc, pour calculer son tarif jour c’est assez simple, il “suffit” de calculer toutes ses dépenses, charges et frais, la marge que l’on veut dégager et le CA que l’on vise et diviser par le nombre de jours travaillés. Calculer son seuil de rentabilité et le rapporter au jour en gros.
Calculer son seuil de rentabilité
L’art de compter les jours d’un mois
Attention, il y a un piège, bien souvent dans ces calculs, vous allez diviser le résultat par 30 jours, ce qui vous donnera un chiffre dérisoire. Or, dans un mois, il y’a 22 jours travaillés, et pour un free, travailler c’est aussi prospecter, faire de la compta et développer son activité. Il ne faut donc pas croire que vous travaillerez pour un client direct 22 jours dans le mois. Pourtant il faut bien manger tous les jours, et le reste de votre travail, la partie invisible, fait partie intégrante des coûts et doit être facturée comme le reste. On estime qu’un freelance qui roule vraiment très bien va travailler sur un projet client environ 10 à 15 jours par mois maximum.
Dans le calcul de vos frais, n’oubliez pas de prendre en compte les choses auxquelles on ne pense pas forcement comme la retraite, la formation, les impôts…
Admettons que vous venez juste de débuter, et que vous avez calculé que pour payer toutes vos charges et dégager un peu de bénéfice, il vous faut facturer 3000€/mois. c’est un chiffre tout à fait réaliste, car il faudra payer des charges, des impôts, du matériel et des jours chômés sur ce petit pécule. Ne faites SURTOUT pas l’erreur de le comparer cette somme à un salaire net par exemple. Donc 3000€ par mois, si vous êtes un freelance qui roule bien et qui bosse en projet direct environ 12 jours par mois… vous faites la division de 3000 par 12 et vous obtenez… 250€ par jour à facturer sur vos projets. Hors taxes si vous êtes à la TVA bien sûr.
Notez que dans cet exemple, vous visez un chiffre d’affaire (CA) de 36.000€, ce qui est un très bon objectif (que vous n’atteindrez surement pas) dès la première année. Mais commencer par viser ce CA est une bonne chose pour la survie de son entreprise.
Il vous faudra aussi prendre en compte la valeur ajoutée que vous apportez à un projet, et la qualité (normalement) croissante de votre travail. Si vous êtes sans cesse appelé à travailler sur de grands comptes, pensez à augmenter vos tarifs, c’est que vous êtes sur la bonne voie.
Il existe un outil qui vous permet d’avoir un aperçu rapide de votre seuil de rentabilité horaire (en anglais) évidemment, il sera toujours plus pertinent de faire votre propre calcul. L’AFD à également édité un outil, le calkulator, pour évaluer le tarif d’un projet, mais je ne l’ai jamais testé du coup je ne peux pas donner mon avis dessus.
Quelques exemples de tarifs/jours constatés dans mon entourage
- les DA juniors et webdesigners de mon entourage sont à 350€/j
- les développeurs front/intégrateurs html à 350-400€/j
- les devs flash AS3 sont à 500-600€/j
- les DA web ou flash séniors à 500€/j
Je n’ai jamais croisé un free dont c’est le métier régulier facturer sous la barre des 300€/j (surement pour la simple et bonne raison qu’il est difficile de survivre et de développer son activité sous ce seuil)
Les droits d’auteurs
Pour les artistes-auteurs d’œuvres originales, il faudra prendre en compte l’étendue des droits d’auteurs à céder à votre client, et à les facturer en conséquence. C’est un vaste sujet qui mériterai un billet entier, et mon petit doigt me dit qu’un article là dessus est en cours de rédaction. Pour ma part du temps où je travaillais en free, je n’ai jamais fait de campagne d’affichage nationale ou ce genre de chose, du coup mes cessions de droits étaient délimitées clairement sur le devis, mais j’intégrais le prix de la cession dans mon tarif jour. Pas forcement la chose la plus indiquée, mais pour des cartes de visites ou ce genre de choses, c’est plus simple. pour un logo une ligne du devis donnait l’étendue et le prix de la cession.
Les pièges
Évidemment, il y’a des pièges à éviter, car souvent quand on cherche les bons tarifs c’est qu’on ets débutant, et quand on est débutant on ets prêt à se faire manger tout cru. Nous avons déjà vu le coup du piège du forfait, faisons un petit tour d’horizon de ce qui vous guette…
- Exposé : travaillez gratuit et on verra après
- Réponse : NON, comme le reste de ces excuses bidons
- Exposé : Nous prenons des risques sur cette appel d’offre cette histoire donc on aimerait que vous nous proposiez un tarif perdu/gagné.
- Réponse : Ça n’est absolument pas à moi de gérer les risques pris par une agence, du coup la solution à adopter est si perdu = tarif normal sans les droits d’auteurs (en plus ça empêche qu’on vous chourrer votre boulot), si gagné, tarif normal + droits d’auteur puisqu’il y aura exploitation de l’œuvre.
- Exposé : Je connais un (ou plusieurs) graphiste qui à de meilleure référence que vous et dont le devis est au moins… voyons… CINQ fois moins cher que le votre. Je n’ai pas l’habitude de révéler les devis qu’on me fait mais ça vous laissera une chance de vous aligner.
- Réponse : vous avez trouvé la perle rare, bossez avec lui (et entre nous pourquoi ça n’est pas déjà fait et pourquoi vous me rappelez pour me le dire ?) Vous avez calculé votre seuil de rentabilité pas vrai ? au dessous duquel vous ne gagnez pas d’argent pas vrai ? alors puisque vous ne voulez pas travailler pour rien, pourquoi vous discutez encore avec lui ? Et puis aussi, ne soyez pas naïf, si il avait vraiment un free pour 2 fois moins cher, pourquoi il vous rappelle ? Alors calmez vous, respirez, maintenez votre prix et vous travaillerez sur ce projet. Le client aurait été con de ne pas tenter non ? 100% classique, ça vous arrivera plusieurs fois.
- Exposé : C’est un peu cher, vous ne pouvez pas baisser les prix ?
- Réponse : une négociation c’est normal, mais ne faite pas l’erreur de baisser vos prix ou votre tarif jour, négociez plutôt le contenu de la prestation, ou les finitions. le client n’a pas l’argent pour une charte graphique complète ? vendez lui un mémo avec les grandes lignes de son identité graphique. Il n’a pas d’argent pour un site flash + backoffice perso ? cherchez une solution plus adaptée du coté des CMS. C’est votre travail de conseil et c’est comme ça qu’on rapporte des clients, pas en sacrifiant ses prix, ça ne rime à rien. De plus, les ristournes de plus de 5% sur votre tarif jours ne sont à concéder à des extrêmement bon clients et pas au premier venu qui “va être un bon client”
- Exposé : Donnez moi un ordre de prix pour un site
- Réponse : proposez de le rappeler en fin de journée après avoir écouté ses besoins pour lui proposer un pré-devis. Astuce : ne faites pas un devis de fou avec excel etc pour un pré-devis, c’est une perte de temps. Faites un devis succint dans le corps du mail pour donner une idée de l’ordre de prix.
- Exposé : on fait un deal, je te paye 1500€ à la fin du mois et tu travaille à temps plein sur des missions
- Réponse :alors là attention, grosse grosse carotte c’est carrément du salariat dissimulé !!
Et pour terminer le plus gros de TOUS les pièges : croire que son CA mensuel est égal à un salaire, même brut, et comparer ce chiffre avec les salaires ayant cours dans la profession. VOUS ÊTES UNE ENTREPRISE, mettez vous ça dans la tête une bonne fois pour toute, et le chiffre d’affaire n’est ABSOLUMENT PAS un salaire (ne jamais confondre bénéfice et tiroir-caisse vous dirait, avec raison, ma belle mère) !!
3000€ de CA mensuel, c’est correct pour une 2eme année d’activité par exemple, mai ça ne correspond EN AUCUN CAS à 3000€ de salaire, net ou brut. Gardez en tête que ce sont 2 choses fondamentalement différentes, et qu’en temps que patron d’entreprise, vous n’avez aucun droit ni protection salariale, ce qui rend toute comparaison inutile. Si vous ne comprenez pas ça n’est pas la peine de rester en free, ça n’est pas fait pour vous. (rien de péjoratif, je suis redevenu salarié moi même).
Si vous avez monté une entreprise, c’est pour DÉVELOPPER VOTRE ACTIVITÉ, pas pour comparer votre CA à un SMIC.
Noramalent vous devriez avoir toutes les clefs en main pour commencer à tarifer vos prestation, et vous avez enfin compris pourquoi vous aviez tant de mal à trouver une grille de prix sur internet, et que quand vous en trouviez une, elle vous paraissait aberrante. Quand vous allez demander conseil sur de forums comme kob-one par exemple, ne demandez plus combien ça coute, mais donnez votre estimation du temps, et demandez aux autres si ça leur semble cohérent.
La seule chose que vous ayez à faire, c’est de retenir cette formule :
(Tarif jour × Nombre de jours) + cession de droits = Tarif de la prestation.
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Commentaires
Terriblement efficace, je te remercie pour tes conseils, je viens tout juste de me lancer
bon, ben bon article ma foi bien synthétique sur les fondamentaux, comme d'habitude.
je rajoute quelques bon vieux liens classiques en plus de celui que tu as déjà mis, pour boucler la boucle :
>> http://kitdesurvie.metiers-graphiqu...
>> http://kitdesurvie.metiers-graphiqu...
ainsi qu'une précision :
"les DA web ou flash séniors à 500€/j"
>> en fait, tape plus généralement vers 600€/j.
"(...) le voilà bien embêté de devoir fournir un prix ou un “ordre de prix” à son client potentiel. Sacrebleu se dit il, me voilà bien démuni !!"
Il a un langage très 17ème siècle ton débutant là...
T'es sur que c'est pas le prix pour dessiner les plans d'une caravelle qu'il cherche, plutot ?
Bonsoir,
C'est très pertinent ce billet !
Combien pour un magazine interne d'entreprise de 28 pages trimestriel, client grand compte (Bouygues) en passant par une agence ?
3000 euros ou 5000 euros ???
J'ai du mal à me faire une idée ??
++
Loïc... Loïc Lemeur?
si ça avait été LeMeur il aurait demandé le prix pour un business plan valable je pense.
Non il aurait demander combien il faut lever d'argent des autres pour monter une entreprise sans business plan
Non il aurait fait un appel d'offre en crowdsourcing pour son projet, l'aurait payé 250 euros pour finalement le refaire à sa sauce.
Salut,
Je ne suis pas Lemeur !! Heureusement à priori...
Non ma question est un peu mal posée, j'en conviens, il était tard...
Je me met en indépendant (10 ans d'expérience en agence en tant que graphiste et donc je n'ai pas devisé...) en ce moment et j'ai juste un petit soucis pour deviser ce magazine dont je vous parle plus haut.
Je précise que ce serait mon premier job en indépendant ! et j'ai pas envie de me faire avoir !
a+
Loïc le vivant
BRAVO !
j'adore votre site : toujours des conseils pertinents, et ça sent le vécu !
une tite question qui a rien à voir avec ce post terriblement "biblique" pour tout graphiste que se respecte et qui (veut) respecte(r) la profession :
à quand un post sur la protection de son logo / website / design de blog ?
( moyen technique et juridique, déposer une marque, les recours, etc... )
Bon vent à vous !
C'est pour ça que j'aime ce blog : un billet très instructif et un zeste d'humour !
Continue comme ça !
J'aime bien le ton employé sur ce blog, le contenu est très souvent savoureux en plus !
Tout ça pour dire qu'il ne faut pas que les "futurs" clients passent sur codeur.com, graphistes-online.com et autres places de marché avant qu'on leur envoi nos devis, car là on passe carrément pour des voleurs !
Trés instructif comme site..En plus on peut profiter de conseils de free-lance trés qualifiés...
Je suis en train de me lancer ; je n'ai pas trouver mieux que votre site pour répondre à mes interrogations..
Thanks
Très instructif, merci pour ce poste
Bravo pour votre blog et merci ! Super le ton des explications
Article très utile qu'on devrait donner à lire à tous ceux qui sortent de l'école et qui "commencent pas cher". Ce post est de circonstance et recadre bien les choses quand on voit des sites "place de marché" (spécialement dans le developpement web) pour donneurs d'ordre et freelance ou le tarif moyen proposé fait peur, limite insultant pour les développeurs. Un bon développeur iPhone à 15 € de l'heure, ya preneur?
A côté de ça, je pense que l'éducation nationale devrait arrêter de former des tonnes "d'infographistes" alors qu'il n'y a pas de débouchés pour tous. Ces tonnes d'infographistes constituent alors un "lumpen proletariat numérique" prêt à toutes les concessions pour pouvoir bosser un peu. Phénomène qui tire les prix de tous vers le bas.
>> "A côté de ça, je pense que l'éducation nationale devrait arrêter de former des tonnes "d'infographistes" alors qu'il n'y a pas de débouchés pour tous."
Mh, je pense que "l'éducation nationale" ne doit pas former des tonnes d'infographistes/graphistes, les formations publiques étant rares ! Il y a par contre pléthores d'écoles privées au niveau... aléatoire (même parmi les plus réputées, qui ont souvent construit leur réputation sur une autre filière)
Quant au secteur bouché, je ne pense pas que ce soit le cas : http://www.mariejulien.com/?post/20...
ce secteur n'est pas plus "bouché" qu'un autre (et moins que certains).
par contre, les compétences et le travail nécessaires pour s'y faire une bonne place sont majoritairement sous-estimés.
c'est surtout cette raison qui laisse tant de monde sur le carreau, pas une soit-disant saturation, à mon avis.
en d'autres termes :
"alors qu'il n'y a pas de débouchés pour tous."
Des métiers où il y a des débouchés pour tous y'en a aucun. Tous les métiers demandent un minimum (ou un maximum) de compétences et si on les a pas on trouve pas de travail, c'est comme ça. On arrête pas pour autant de former les gens, sinon on formerait plus personne.
Encore heureux que "tous" ne trouvent pas de travail, aucun corps de métier n'a pour vocation d'accueillir tout ce qui se présente quel que soit le niveau, c'est pas Emmaüs.
Le problème n'est pas là.
Il est (entre autres) dans ce que je viens de dire plus haut : beaucoup se lancent là-dedans en croyant justement qu'il y aura des débouchés "pour tous", y compris les nazes, les flemmards et les mal préparés, ils croient que c'est un métier cool et facile.
Il n'en est rien, c'est un métier difficile, très concurrentiel et qui demande beaucoup de travail.
On aurait moins de problèmes si chacun en prenait un minimum conscience avant de se lancer...
Pour ça faudrait effectivement que les écoles arrêtent de faire miroiter cette idée de job fun et accessible à tous les étages, mais en même temps chacun doit aussi prendre ses responsabilités.
Merci pour toutes ces informations, çà rend service à beaucoup de monde, moi le premier, très instructif.
Bonne continuation !
Merci de partager, ça manque beaucoup à cette profession constituée en majorité de personnes au caractère 'indépendant" (quelle coïncidence !) tendance chacun pour soi... D'où les flous persistants quand aux règles - tarifaires, juridiques, etc... - qui régissent ce métier "artistique" ! Une absence de partage, de réunion, de convention, voire de syndicalisation (sans vouloir être politique, il est aussi et surtout question de droits du travail) qui profite - jusqu'à l'écoeurement - à certains patrons qui voient défiler quotidiennement des frees "débutants" incapables de fixer des prix et des limites, et qui du coup "noyautent" le cadre de la prestation graphique, au détriment de l'ensemble des graphistes "professionnels" et décidés à vivre décemment - voire confortablement et justement - de leur activité. Je suis salarié dans une agence de pub, et j'ai pu constaté combien les prix et conditions pratiqués avec des frees sont hyper limites.
Plus d'échange, plus de partage, c'est la seule solution. Bravo et félicitations pour ce blog très fourni.
C'est faux je trouve que cette profession partage beaucoup et je n'ai rencontré aucun graphiste indé qui rechigne à livrer ses conseils et son expérience (voire ses contacts) à qui lui demande. Sans compter les très nombreux forums du genre. C'est comme ça que j'ai moi-même tout appris au départ.
Les jeunes ne trouvent pas d'info parce que 1. ils ne sont jamais formés à savoir quelles infos sont nécessaires à la base et 2. ils ne savent pas où la trouver (ils se tournent par défaut vers les administrations qui sont aux fraises). Une fois qu'ils ont eu la chance de tomber au bon endroit ou de faire les bonnes rencontres, tout change en général.
Les flous persistants dont tu parles sont une lacune de l'éducation, pas de la profession. Parce que précisément finir des études supérieures de graphisme ou de communication visuelle prétendant former à un métier sans jamais avoir reçu d'enseignement valable sur le droit (d'auteur, du travail) ou la négociation des oeuvres c'est un scandale absolu.
Là est le problème, pas au niveau de l'entraide qui contrairement à ce que tu dis fonctionne plutôt bien et qui est la seule chose qui arrive à limiter un peu la casse dans ce métier.
Quant aux graphistes salariés, ils ont les mêmes syndicats que tous les autres. Si on est dans une entreprise dotée de syndicats, rien n'empêche d'y adhérer.
Je me permet de vous soumettre un petit sondage.
Il s’agit à travers ce sondage d’aborder la question tabou des tarifs pratiqués dans l’univers de la communication.
En effet, qui ne s’est jamais posé la question de combien facturer telle ou telle prestation !
Alors, si il vous arrive de deviser des travaux de Design Graphique vos réponses nous intéressent ! Ce sondage est évidement anonyme, et n’a évidemment pas la prétention de fixer le tarif unique d’une création, mais plutôt de nous éclairer sur les tarifs pratiqués… et ainsi nous aider chacun à se positionner sur le marché.
ça se passe par là : http://www.grapheine.com/blog/tarif...
Merci d’avance pour vos réponses !
C'est la mode ou quoi de dire que les tarifs sont "tabous" ? Ou alors c'est juste pour appâter le chaland ? Parce que franchement si il y a bien une profession où les prix ne sont pas tabous c'est bien celle là !! Ça fait des années que les tarifs jours minimums se trouvent sur les forums, des années que designers interactif publie sa brochure dédiée à ce sujet etc...
Ton sondage est une bonne initiative (à condition qu eles gens qui y répondent soient représentatifs) mais pitié, y'a rien de tabou quoi
non il n'y a pas de tabou à ce niveau non.
en tout cas, dans notre profession pas plus que dans une autre et bien moins que dans beaucoup.
par contre il y a des tas de gens qui ne savent pas s'y retrouver. et s'imaginent par conséquent que c'est parce qu'on leur cache des choses.
je pense qu'il ne faut pas confondre tabou et complexité, car c'est bien de ça qu'on parle : oui, entre les prix du marché, la diversité des clientèles, les secteurs pratiqués, sa propre position dans ces secteurs (sur les axes compétences et expérience), et le calcul et la gestion des droits d'auteurs, établir ses tarifs et dresser ses devis est TRES compliqué, ça on en convient tous.
mais tabou, non, c'est pas vrai, c'est juste un mot vide de sens ici.
j'ai toujours été le premier à lacher sans aucune difficulté à qui me le demande mon taro/jour, le budget de tel mission ou tous mes chiffres d'affaires depuis mes débuts, et la quasi-totalité des frees que je côtoie sont pareil.
alors quand un noob déboule en demandant "bonjour combien je dois vendre ça" et qu'on répond "alors c'est compliqué car il y a beaucoup de facteurs à évaluer, on peut pas faire de grille et encore moins de lâcher un prix, voici plutôt une méthode", le type répond (ou pense) "vazy vous voulez pas me dire, c'est tabou", mais c'est n'importe quoi. c'est pas tabou, c'est juste complexe.
si tu cherches du tabou dans le monde des graphistes free ils sont faciles à trouver : le tabou de se vendre en se mettant en avant, le tabou d'exiger certains tarifs face à ses clients, le tabou de regarder le graphisme pour ce qu'il est vraiment c'est-à-dire une discipline née des cellules commerciales et pas uniquement de la "culture".
les tabous c'est pas ce qui manque... mais là, non, y'en a pas.
sur ce je vais aller répondre à votre sondage donc, puisque c'est toujours bon à prendre
Ton article est vraiment bien pour les graphistes freelance qui commencent à travailler et qui facturent comme des pieds leurs créations ! N'oublions pas que notre activité de graphiste freelance est un métier et non un hobies…
Au passage j'en profite pour vous proposer un lien sur la réalisation de la première vidéo de notre studio de création : //edit : un peu HS là, désolé